United we rise part 2

Débora Bolsoni | Dias & Riedweg | Maria Friberg | Adam Jeppesen | Niccolò Montesi | Steven Le Priol | Christiane Pooley | Florencia Rodriguez Giles | Sandra Vásquez de la Horra

3 juillet 2020 > 31 juillet 2020


Bendana | Pinel Art Contemporain a le plaisir de présenter « United we rise part 2 », une exposition collective et évolutive.


(Brésil) : L'installation (No name, but names), peut être comprise comme un groupe de personnes défilant en signe de protestation, ou comme un cimetière où les silhouettes de carton feraient office de pierres tombales. Des chariots portant les silhouettes impriment une instabilité sur l'ensemble. "Individuellement, ils n'ont pas de nom, mais ensemble, ils acquièrent une présence", dit Bolsoni. À première vue, les œuvres abordent le sujet du dessin et de ses frontières avec la sculpture, mais en y regardant de plus près, on remarque qu'elles traitent aussi celui de l’individu.


Dans les animations en photographie numérique Arquivo Fantasia [Fantasy Archive], (Brésil ; Suisse) revisitent les archives des planches contact analogiques et l’activité professionnelle du photographe américain Charles Hovland. Pendant plus de 20 ans, Hovland a publié la même petite annonce dans le « Village Voice », proposant ses services pour photographier les fantaisies sexuelles des gens. Il a ainsi archivé plus de 3000 personnes dans des pellicules noir et blanc de 35mm. Dans la série de photographie Caleidoscópicas, Dias & Riedweg ont re-photographié les mises en page des magazines de nus masculins par Charles Hovland datant des années 1980-1990, à New-York. Les artistes ont installé un kaléidoscope entre leur camera et les mises en pages d’Hovland, en résulte des fragments de corps masculins. Ces effets évoquent ceux de la caméra analogique utilisé originellement par Hovland. Dias & Riedweg renforce l’effet kaléidoscopique grâce à des gravures au sable sur le verre encadrant la photographie finale.


(Suède), interroge les notions préconçues d’identité dans la société contemporaine. La série Days of Eyes, réalisée à l'époque de la décision historique de la Haute Cour Européenne sur « le droit à l’oubli », représente des figures humaines dans une végétation tropicale luxuriante ; parmi les lianes, de lourds et inquiétants câbles noirs se confondent avec la vie végétale.


Au cours des dernières années, (Danemark) a exploré différents matériaux et techniques d'impression. La couleur bleue obtenue par cyanotype, ainsi que le titre de la série, The Pond (l’étang), soulignent l’impression que ces mains, transférées du négatif au lin, flottent dans l'eau.


Le travail récent de (France) tourne autour de la question du réel et de son double, de la figure de l'auteur et des images ambiguës. La série de peinture Substitut entamée en 2019 est un déploiement de ce premier travail. Ici la question centrale est celle de la mimêsis de la peinture figurative. Le Priol s’attache à la question de la reproduction en choisissant de travailler à partir de « mauvais » modèles (sosies, statues de cire, pierres et plantes artificielles...).


Le travail de (Italie) reflète la vie, l’architecture et le paysage de l’île isolée de Pantelleria. L’île sans source naturelle d’eau douce, la puise directement depuis la mer et la distribue grâce à un système d’aqueducs photographié sous différents angles par Montesi.


Volontairement pour laisser le spectateur approcher et pénétrer ses oeuvres, ou qu’elle-même puisse s’y projeter sans être complètement impliquée, (Chili) représente de nombreuses vues de paysages indéterminés. Pooley élabore des compositions qui mêlent différentes temporalités et, par la distance, traite également, comme en sous-couche ou dans une double surface, une actualité brûlante se référant à tous les déracinés que le monde connaît aujourd’hui.


(Argentine) : Biodelica est une série de dessins sur la force de la vie (bios), qui se manifeste (delia) en tout, dans les corps, dans le plaisir de ceux qui en sont capables, dans l’imagination, dans les rencontres entre les espèces, dans tous les mondes qui s’inventent et émergent à chaque instant dans la biosphère.


(Chili) est connue pour son travail graphique sur différents types de papier recyclé et enduit de cire. Cet acte fait partie du processus de son dessin qui donne à la feuille une dimension matérielle supplémentaire. Si ses créations sont basées sur une vision de la vie, de la mort et de la sexualité subtile, fantaisiste et pleine d'humour, des résonances politiques sont parfois suggérées, évoquant avec retenue la violence du pouvoir.


United we rise

Francisca Aninat | Iulian Bisericaru | Thomas Broomé | Alberto Cont | Pablo Lobato | Miguel Rothschild | Sandra Vásquez de la Horra

26 mai 2020 > 27 juin 2020


Bendana | Pinel Art Contemporain a le plaisir de présenter « United we rise », une exposition collective et évolutive.


Dans la série des White Paintings, Black Paintings ou autres monochromes, (Chili) travaille à partir de la corporéité du tableau, en mettant l'accent sur le temps d'action sur celui-ci. Par la fragmentation des toiles qu'elle a préparées sur des journaux et par le biais de l'arrosage, Aninat assemble ces grands monochromes qui révèlent la répétition constante avec lesquelles ils ont été construits. Le temps sous-tend à la fois la multiplicité de chaque fragment et la précarité du fil utilisé. Il nous permet ainsi d'entrevoir l'abîme qu’est de faire face à une toile vierge, où finalement ce sont ces vestiges de journaux qui nous permettent de construire des histoires d'origines et de créer des fictions sur le pouvoir potentiel de cette langue.


La relation entre la nature et l’architecture passionne (Roumanie). Pendant sa résidence d'artistes à la « Cité internationale des arts » en 2019, Bisericaru a eu l’occasion d’analyser de près la crise écologique que Paris traverse actuellement et les solutions qui sont avancées par la Ville pour y faire face. Bisericaru interroge ces étranges mutations du paysage urbain et ce qu’elles révèlent de notre société. Comment une ville ou une communauté se reflète-t-elle dans ces choix, et jusqu’où ces réflexions se répercutent elles dans le temps ?


(Suède) utilise la répétition comme une technique récurrente dans sa production artistique - en jouant avec les mots et les formes. Dans ses nouvelles peintures, Broomé évoque un des sujets actuels : la consommation de ressources. Les œuvres représentées dans ses peintures sont une métaphore des ressources naturelles, consommées á outrance de nos jours.


Depuis une dizaine d'années le travail d' (Italie) est focalisé sur la couleur et la lumière. Une série de couches de peintures, fines et translucides, voilent littéralement la composition initiale, l'occultant plus ou moins intensément suivant la tonalité choisie. La vita é bella poursuit cette recherche et met en avant sa technique particulière de recouvrement de transformation des toiles en vibration lumineuse.


(Brésil) : Tailler les arbres serait une image parfaite pour qualifier une coupe qui favorise des agrandissements en soustrayant. C’est ce qui a inspiré le titre Poda, une plante en pot, autrefois un simulacre décent de la nature, maintenant coupée d’un côté révélant ainsi sa consistance artificielle.


La nouvelle série de (Argentine) dépeint un nuage de fumée causé par le brûlage qui se fait habituellement sur les champs de Grenade en Espagne. Rothschild brûle ensuite la photographie, donnant un caractère immersif à son travail. Ajoutant une troisième dimension à l'image, il combine le sculptural du paysage et l'image photographique.


(Chili) est connue pour son travail graphique sur différents types de papier recyclé et enduit de cire. Cet acte fait partie du processus de son dessin qui donne à la feuille une dimension matérielle supplémentaire. Si ses créations sont basées sur une vision de la vie, de la mort et de la sexualité subtile, fantaisiste et pleine d'humour, des résonances politiques sont parfois suggérées, évoquant avec retenue la violence du pouvoir.


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